« Le « sois parfaite ! » est très toxique »

vaguelette rouge

publié le 16 novembre 2021

Catégorie : Conseils de lecture

Carine Nagot partage des anecdotes professionnelles et personnelles à propos de son parcours et de l'édition de son livre audio.

Carine Nagot
Crédit photo Cyrielle Jacques

Pourriez-vous revenir sur votre parcours professionnel ?

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous engager sur le thème de la prise de parole en public ?

Quels sont les ressorts profonds de cette peur si répandue de la prise de parole en public ?

Quel est votre pire souvenir de prise de parole en public ?

Vous avez créé un organisme de formation à la prise de parole en public. Quel a été votre plus grand succès en termes d’accompagnement ?

La glossophobie est-elle un phénomène aussi répandu chez les hommes que les femmes ?

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui doit prendre la parole en public dans quelques heures (et n’a pas eu le temps d’acheter votre livre ! ;)) ?

Votre livre a été édité en format audio. Avant cela, était-ce un format qui vous était familier ?

Pourriez-vous revenir sur votre parcours professionnel ?

Avant de créer mon organisme de formation, j’ai travaillé en entreprise dans le secteur privé et public, et également en agence. Je conseillais les dirigeants dans leur stratégie de communication plus particulièrement dans le cadre de leurs relations avec les médias… Et bien sûr dans la préparation de leurs interventions orales telles que leurs discours. En parallèle, j’ai commencé à enseigner au Celsa Paris Sorbonne en 2008, un volet de mon activité que j’ai toujours particulièrement aimé : la transmission a toujours été mon leitmotiv !

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous engager sur le thème de la prise de parole en public ? 

J’ai souffert de GLOSSOPHOBIE (c’est-à-dire de peur panique à l’idée de prendre la parole en public) au tout début de ma carrière ! Je n’arrivais pas à trouver les bons outils, et surtout une méthode suffisamment complète pour y remédier ! Je suis devenue mon principal cobaye avant de me lancer !

Quels sont les ressorts profonds de cette peur si répandue de la prise de parole en public ?

C’est un mélange d’éducation, d’héritage, et d’événements douloureux en prise de parole… Qui constitue le terreau très fertile de cette peur…

Quel est votre pire souvenir de prise de parole en public ?

Le jour où, dans le cadre de mon premier poste à responsabilité, j’ai dû présenter mes projets d’activité : j’ai vécu une peur panique qui m’a littéralement tétanisée… Je raconte cette anecdote dans mon livre, car c’est un peu la pierre fondatrice de ma démarche et plus précisément de la création de la méthode du Carré HELENOR© !

Vous avez créé un organisme de formation à la prise de parole en public. Quel a été votre plus grand succès en termes d’accompagnement ?

Lorsque les personnes que j’accompagne me disent qu’elles commencent à prendre du plaisir : c’est quasi systématique parmi mes stagiaires !

Et puis le premier dirigeant que j’ai formé m’a envoyé, à la sortie d’un discours, un texto qui tenait en quelques mots : » on y prend goût ! ». Cela m’a beaucoup émue….

La glossophobie est-elle un phénomène aussi répandu chez les hommes que les femmes ?

Oui tout à fait, mais la différence entre les deux sexes, c’est que les femmes ont tendance à rester dans l’ombre plus fréquemment et surtout à se focaliser sur ce qu’elles considèrent comme leurs défauts. Elles sont malheureusement conditionnées par le « sois parfaite ! », très toxique lorsqu’elles portent leur casquette de « communicantes » !

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui doit prendre la parole en public dans quelques heures (et n’a pas eu le temps d’acheter votre livre ! ;)) ?

Déterminer des objectifs clairs et réalistes : si on ne sait pas où l’on veut aller (et ce que l’on attend de sa prise de parole), on a peu de chance d’y arriver…

Et puis concentrez-vous sur vos atouts, plutôt que sur ce que vous considérez comme des défauts : je parle trop fort, je fais trop de gestes, etc. Lorsque l’on identifie deux ou trois qualités clés et que l’on réussit à s’ancrer dans ce socle solide, la prise de parole devient tout de suite plus fluide…

Votre livre a été édité en format audio. Avant cela, était-ce un format qui vous était familier ?

J’ai découvert le format audio avant un voyage à Florence : je voulais me remettre dans le bain en écoutant un livre en Italien (que je parle un petit peu) ! Je trouve ce format génial dans les transports en commun… Et quoi de mieux pour la prise de parole que de découvrir la méthode du carré HELENOR© à l’oral !


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